Tonye Jekiri, joueur de Paris Basketball, a connu une soirée difficile face au Partizan Belgrade. L'ancien meneur de la Roca Team a été limité à 4 minutes lors de la finale de Betclic ÉLITE. Mais malheureusement, il fallait que son réveil tombe sur Paris… Comme s'il tenait à exorciser les démons d'une finale de Betclic ÉLITE où il était souvent apparu dépassé face à la fougue de la ligne arrière francilienne, limité à seulement 4 minutes lors du Match 5, incapable de tenir le rythme de la doublette Hifi – Shorts et de tous les autres furieux de l’époque.

Sauf que cette fois, c'est Nick Calathes qui a dicté son tempo, jouant à sa guise en deuxième mi-temps et plaçant son équipe sur orbite grâce à son formidable QI basket. « Il a fait du super boulot à la direction du jeu », applaudit, au micro d’EuroLeague TV, l’ex-villeurbannais Tonye Jekiri, récipiendaire du trophée de MVP de la soirée (15 points à 7/10 et 6 rebonds) grâce à ses nombreuses offrandes.

« Je lui paye souvent ses dîners donc il dit des choses gentilles à mon propos », a souri l’ancien meneur de la Roca Team. « Ça fait trois semaines que l’on joue très bien et ça a été un nouveau bon match. Tout le monde a touché le ballon, la marque est très répartie et c’est dans ces conditions qu’on développe notre meilleur basket. »

Avec 12 points, 10 passes décisives et 17 d’évaluation, Nick Calathes a signé ses records de la saison dans tous les domaines. Et largement contribué à la défaite du Paris Basketball, qui a complètement craqué en deuxième mi-temps, encaissant un 0-9 pour conclure le troisième quart-temps et un 4-20 dévastateur (de 57-57 à 61-77).

« On a réussi à se créer de très bons shoots ouverts dans le troisième quart-temps mais on a raté », regrette l’entraîneur parisien, Francesco Tabellini. « On défendait mais a contrario, eux ont mis des gros shoots. Du coup, on s’est laissé gagner par la frustration, on a arrêté de défendre et on a commencé à perdre des ballons. Ça a été une très mauvaise séquence. À l’avenir, il faudra être beaucoup plus solides et intelligents. »

L’avenir se réduit pourtant pour les Parisiens, battus 81-90 pour leur deuxième défaite de la semaine en EuroLeague. Désormais dépassée par son adversaire du soir, l’équipe de la capitale retombe à la 17e place (12v-21d) et n’a plus que les réceptions de Milan et du Maccabi Tel-Aviv pour contenter son public cette saison sur la scène continentale…